Une main encombrante (Henning Mankell) ****
- Bob Tazar

- 15 août 2020
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 févr. 2021
Polar suédois lent et froid
« Ce samedi, Kurt Wallander était au bout du rouleau (…) Il avait la tête bien trop lourde pour être encore efficace (…) Il espérait que personne ne frapperait à sa porte. Il voulait être tranquille. Avoir la paix (…) Je voudrais me mettre en congé de moi-même, pensa-t-il. De cette pesanteur que je traîne et qui me mine. Je n’en peux plus. »
Le commissaire désabusé (qui a dit dépressif ?), dont la seule satisfaction de l’année est d’avoir été épargné par la grippe, n’aspire qu’à une chose : acheter une maison et prendre sa retraite. C’est sûr qu’on ne risque pas de le confondre avec James Bond, son collègue britannique. Son nom est Kurt. Kurt Wallander.
Comme on l’imagine, ce projet ambitieux ne va pas se dérouler comme prévu et, en visitant ce qui pourrait devenir sa future maison, Wallander découvre une main enterrée et le squelette qui s’y rattache. Un squelette très ancien qui va, malheureusement pour lui (et heureusement pour nous !), reléguer au placard ses légitimes envies de retraite et le lancer sur une nouvelle – et dernière – enquête (bien que les faits soient prescrits, au diable les varices !)
Polar suédois lent et froid qui clôture la série des Wallander, commissaire anti-héros par excellence. Description de la Scanie (province suédoise), réflexions sur la modification de la criminalité suédoise au début du XXI° siècle, relations difficiles de Wallander avec sa fille, pensées désabusées et personnelles du commissaire, tout cela autour d’une enquête sur un cadavre de 60 ans d’âge… La dernière du commissaire, bourru mais humain et attachant, tient toutes ses promesses.






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