Les fugueurs de Glasgow (Peter May) *****
- Bob Tazar

- 14 oct. 2020
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 mars 2021
Polar londo-écossais désabusé et nostalgique
Cinq ados de Glasgow décident de fuguer et de partir chercher gloire et fortune à Londres. Pour cela, ils s'entassent dans un vieux van pourri, avec guitares et batterie, en laissant derrière eux leur famille et, pour certains, leur copine. Nous sommes au milieu des sixties, sur fond de rock naissant. A Londres, ils vont notamment rencontrer John Lennon (ou son sosie ?), un paquet d’illuminés, le docteur Robert (celui des Beatles ?), quelques champignons qui font rire et, surtout, une bonne tonne de galères et d’emmerdes. Pour finir par une nuit terrible qui bouleversera leur vie à jamais.
Cinquante ans plus tard (!), un meurtre commis à Londres va conduire trois d’entre eux (les trois qui, à l’époque, avaient jeté l'éponge et fini par rentrer chez eux, à Glasgow) à repartir sur les traces de leur jeunesse. C’est sûr, la forme n’est plus optimale. L’un est alcoolo, un autre est en phase terminale de cancer, ça sent un peu le sapin… Et, incapables de conduire, ils sont même obligés d’embrigader le petit-fils de l’un d’eux pour les mener à « bon » port. Mais, tant bien que mal, ils réussissent à remonter le temps, en quête de la réponse à une question vieille de 50 ans qui les aura plombés durant tout ce temps.
Polar londo-écossais désabusé et nostalgique, sur l’amitié, l’amour et les illusions perdues, qui alterne brillamment entre les deux époques. Entre 1965 et 2015. Entre jeunesse triomphante et fin de vie désabusée.




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